LE WACHTELHUND

 

 

Le WACHTELHUND (ou chien d'Oysel allemand ) est un chien que j'ai découvert il y a peu, en 2002.
Avant de me décider à en acquérir, je me suis beaucoup renseigné sur cette race ; j'ai pu également participer à de nombreuses chasses où le « Wachtel » était utilisé !
En France, il est très peu représenté. Par contre chez nos voisins allemands, c'est une race qui est utilisée depuis plus d'un siècle ! il est considéré comme un leveur de gibier et fait donc partie des chiens du groupe 8 section 2.
Il est également un formidable broussailleur et un chien de chasse polyvalent !
En voyant chasser ce chien, j'ai découvert une passion ainsi que des aptitudes au broussaillage proches de celles du JAGDTERRIER. J'ai donc été séduit et l'histoire a commencé en 2003 avec PACO et PRENDA...

  1. Historique du Wachtelhund :

L'étude de l'histoire de la vénerie nous apprend que des chiens de chasse très semblables au chien d'Oysel allemand actuel existaient déjà il y a des siècles ; ils servaient à lever le gibier.
Historiquement, l'appellation « WACHTELHUND » (chien de caille) est également documentée.
L'élevage de la race contrôlé dans un livre des origines commença vers le début du XXème. Siècle. Le premier représentant de la race fut « Lord Augusta 1834 L », un chien provenant de STAUFENBERG (Haute-Bavière).
L élevage commença avec quelques chiennes appropriées.
Tout d'abord, il n'y eut que des chiens marron (partiellement marqués de blanc) et des chiens avec panachure blanche, ces derniers présentant en guise de particularité de petites taches rouges en tête et aux membres, taches appelées marques feu. La chienne « Baby auf der Schanze 1838 L » introduisit le rouan dans la race.
Rudolf Friess, cynophile qui exerça pendant des dizaines d'années une influence prépondérante sur l'élevage du chien d'Oysel allemand, institua l'élevage séparé entre les variétés de couleur marron et rouan.
Malgré la base d'élevage étroite du début, il mit ainsi en œuvre un préalable essentiel destiné à éviter, au moyen d'appariements ciblés, des dommages dûs à la consanguinité.
La séparation des deux variétés de couleur se justifiant en outre par une certaine disparité des dons naturels de ces chiens, les marron étant plus faciles à conduire sur de courtes distances et plus persistants sur la piste et les rouans étant dotés d'un perçant très développé sur de longues distances.
Ces dons naturels distincts ne constituent plus aujourd'hui un critère différentiel fiable vu qu'entre temps, pour différentes raisons, des croisements répétés ont été effectués entre les deux variétés de couleur. Mais en principe, aujourd'hui encore, la séparation entretient à l'intérieur de la race une certaine réserve de sang non apparenté. Le chien d' Oysel allemand a été et est toujours élevé par des chasseurs pour des chasseurs comme leveur de gibier et chien de chasse polyvalent.
(Extrait du Standard du chien d'Oysel allemand FCI N° 104/04.02.2000/F.)

2)Choix des géniteurs :

Concernant ce choix, deux solutions existaient : l'achat en France ou l'achat en
Allemagne.
J'ai préféré opter pour la deuxième solution contenu du fait que la TAN (Test d'Aptitudes Naturelles) « allemand » correspondait plus à l'image que je me faisais d'un « WACHTEL » et surtout il était le reflet de l'utilisation que je souhaitai en faire : Chasser le grand gibier en forêt.
Pour cela, le chien que je recherchai devait donc avoir des qualités de nez, de criant et de broussaillage, aptitudes demandées au travers de la Jugendprüfung (TAN allemand). A contrario, le TAN français faisant l'impasse sur la « Menée à voix sur lièvre », élément, à mon avis, indispensable pour tester le nez, le criant ainsi que la passion d'un chien, facteurs prépondérants pour l'utilisation sur gros gibier en forêt !
Un des autres facteurs qui influencerait mon choix, est la dysplasie. En effet, cette race étant sujette à des soucis de cet ordre, il me fallait impérativement trouver une lignée exempte de dysplasie !
a) : Traduction JUGENDPRÜFUNG par R. AEBERHARD.
b) : TAN français.

Une fois la décision prise d'acheter mon chien en Allemagne, il me fallait correspondre avec les éleveurs.
L'utilisation du « NET » ainsi que l'aide de mon ami J.M. FILLINGER pour la traduction, m'ont apporté beaucoup de facillité pour cette recherche !
Grâce à « internet », j'ai pu consulter les saillies réalisées ainsi que les brevets qu'avaient obtenus les géniteurs. Sur 43 saillies, une a retenue mon attention. En effet, les deux géniteurs disposaient du sigle de meneur à voix, du sigle de travail sur sanglier ainsi que d'autres sigles attestant la réussite aux examens tels que la SPL, l'EP, l'EPB, la GP et la SW (recherche au sang). Cette lignée était également exempte de dysplasie.
De plus, par les ascendants de l'étalon, cette lignée semblait vraiment axée sur le sanglier.
J'ai donc pris contact avec l'éleveur, M. Dieter FUCHS, afin de lui réserver un mâle.
A mon arrivée à WELZHEIM, M. FUCHS me présenta la portée et je choisi PACO, il me dit également qu'une personne s'était désister quant à l'achat d'un chiot femelle. Après m'avoir montré le travail que réalisait la mère des chiots , HEXE, et, malgré le fait que je venais uniquement pour chercher PACO, , j'ai succombé à la tentation et suis reparti en France avec PACO et PREDA,, la chienne dont l'acheteur initial s'était désisté !

 


  1. Les CHIENS :

 

* PACO VOM LIMES :


 

Très tôt, à 5 mois, PACO manifestait déjà une grande passion pour la chasse, contrairement à sa sœur qui semblait plus timide, il débordait de vitalité. Malgré les recommandations de l'éleveur de ne commencé à faire chasser cette race qu'à partir du moment ou l'ossature du squelette était bien réalisée, ceci pour des raisons de soucis de dysplasie au sein de la race ; je ne pu résister à la tentation et à la passion que manifestait PACO. Et dès sa deuxième sotie à la chasse, il avait 5 mois, il mena à voix un chevreuil sans l'avoir vu auparavant ! Epoustoufflé par cette performance, je ne puis m'empêcher de renouveler cet essai et l'emmenait avec moi pour sa troisième journée de chasse. Cette journée fut pour moi de la même intensité que lorsque j'ai acquis mon premier JAGD TERRIER. En effet, après avoir mené avec les « Jagd » un sanglier de 50 Kg, que ces derniers n'eurent pas de mal à coiffer, PACO fit de même ! Il alla, du haut de ses 5 mois et demi mordiller dans la bête noire !
Là, j'ai à nouveau compris que le travail de sélection mené auparavant, avait une nouvelle fois fait ses preuves ! PACO était déclaré pour tout type de chasse à 5 mois et demi !

* PRENDA VOM LIMES :



 

Emballé par les performances de son frère, et suite à sa « timidité juvénile », il faut avouer que je n'ai pas pris le temps nécessaire pour m'occuper de cette chienne au cours de son jeune âge !
Malgré cela, et suite à ses premières chaleurs (13 mois), PRENDA changea complètement de comportement, pour devenir une chienne pleine d'initiative et de dominance. L'effet de la puberté venait de jouer son rôle sur le comportement de cette chienne !
Et dès sa première sortie de chasse l'année suivant son achat, elle avait alors15 mois , PRENDA se fit l'égale de son frère, mais cependant avec un peu moins de dureté sur sanglier.
Contrairement à PACO, qui coiffe les sangliers, PRENDA préfère tenir le fermer pendant de longues minutes si la bête noire ne souhaite pas quitter sa bauge ! Mais quel plaisir de l'entendre au ferme ! Et si toutefois le sanglier souhaite s'échapper, la menée à voix est tout aussi magnifique !

 

Edition du 07/03/2007